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En vrac

Demain, je serai à 3 semaines de grossesse et entrerai dans ma 4ème. C’est si peu et à la fois tellement beaucoup déjà.

La première fois, c’est à ce moment là que ma grossesse a arrêté d’évoluer. Alors j’avoue que je ressens un petit pincement au cœur, une certaine appréhension … Et si ça recommençait ?

Lundi, je ferai ma 3ème prise de sang. Elle sera un élément supplémentaire qui devrait normalement me rassurer si le taux a augmenté convenablement. Mais non, je ne serai pas rassurée ou pas totalement du moins, car la première fois, cette 3ème prise de sang m’annonçait un taux normal … Alors que ma grossesse s’était arrêtée.

Oui, une grossesse n’en fait pas une autre. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore … Je ne peux m’empêcher d’y penser.

Côté symptômes, mes seins avaient fini par devenir très sensibles et douloureux … jusqu’à ce matin au réveil, où je les sens à peine. D’où une nouvelle inquiétude … Et si tout s’était arrêté ?

Mon ventre me tire toujours autant.

J’ai comme l’impression que les nausées s’installent. Mais sans grande conviction. Je ne sais pas trop à quoi ressemblent des nausées de grossesse. Je me sens un peu barbouillée, j’ai pas vraiment d’envie de vomir. Juste que je me sens un peu mal fichue et surtout j’ai des maux de têtes diffus.

Côté humeur, hier, je me sentais vraiment bien dans mes baskets, toute souriante, je me sentais bien. Ce matin en revanche, je me suis réveillée morose avec en tête cette fameuse échéance des 3 sg…

C’est surtout la fatigue qui prédomine en ce moment. L’après-midi est une horreur …surtout après déjeuner … le soir, je rentre et je m’affale sur le canapé … tellement je suis vidée et sans envie… Je n’ai même pas eu le courage de ranger mon lave-vaisselle hier …

Je me suis rappelée le temps où je vivais en région parisienne et que je bossais sur Paris, que j’avais 1 heure de transport matin et soir pour aller bosser… Aujourd’hui, j’ai 20 minutes en voiture… je passe par la campagne et je longe les champs et je me dis que j’ai une chance inouïe … que vivre une grossesse ici doit être bien plus facile.

Je n’ai toujours pas intégré que j’étais réellement enceinte. Même l’écrire me parait surnaturel. Je me surprends encore à penser en « lorsque je serai enceinte » et en « si je suis enceinte ». J’ai juste l’impression d’être encore dans mon protocole, à attendre les résultats de mon traitement plus que d’attendre les résultats d’un suivi de grossesse. Comme si, mon vrai test de grossesse était l’écho des 5sg.

J’essaie de ne pas trop penser aux semaines à venir. Si ma prise de sang de lundi est bonne, ça sera une étape de plus. Une étape positive et je dois essayer de continuer à raisonner en ces termes. D’une manière générale, j’y arrive bien mais parfois, je me laisse emporter par mes craintes et j’envisage le pire (forcément).

Chéri quant à lui est ravi de découvrir mes petits maux … pour lui, ils sont signes que tout se passe bien et que les bébés font leur nid. Oui, car pour chéri, ils sont tous les deux encore là…

Voilà, je vous livre tout ça en vrac…

Si ma plus grande peine jusqu’à maintenant était de tomber enceinte, mener à bien cette grossesse en est une autre … et j’avoue que je ne peux m’empêcher d’avoir peur…

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Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît #3

Ma grand-mère me disait toujours « Ma petite-fille, la mort d’une bonne action, c’est d’en parler ». Ma collègue a donc dû oublier cet adage, lorsqu’elle a expliqué à mes boss qu’elle avait changé ses dates de vacances pour me permettre de faire ma ponction « l’esprit tranquille ».

Souvenez-vous, je vous en parlais ici.

Le voilà donc le retour de bâton que j’attendais. La vie c’est comme ça, rien n’est jamais aussi simple. La PMA non plus.

Du coup, hier matin, ma patronne me tombe sur le poil à mon arrivée et me demande quand je compte partir en vacances. Je lui explique que je voulais prendre les 3 dernières semaines d’août. Et c’est là que sans complexe et franchement, elle m’annonce qu’elle préfère que je décale mes vacances d’une semaine puisque j’ai ma ponction la semaine d’avant et que les arrêts maladie, ça va bien … qu’elle préfère donc que je passe ma ponction en congés payés et non pas en arrêt maladie.

Stupeur… je reste sans voix… Sur le coup, je trouve ça tellement hallucinant que je pense mal comprendre … mais non… j’ai très bien compris.

Elle m’explique que les intérêts des employeurs ne sont effectivement pas les mêmes que les employés et que sur ce coup là, ça l’arrange pas du tout que je me mette en arrêt maladie ( ???) … que je vais être suffisamment absente par la suite, si je suis enceinte ( ???), que s’il faut, je n’ai qu’à prendre 4 semaines de congés au mois d’août ( ???) mais que vu les absences que je vais avoir ( ???), elle préfère limiter mes absences dès le départ.

Je sais pas vous, mais moi j’ai rien compris. J’ai beau retourné le truc dans tous les sens, je comprends pas sa logique.

Bon, ok, je comprends bien que voir sa salariée prendre une semaine d’arrêt maladie avant ses congés, ça peut gaver … Genre la fille finalement, elle se prend 4 semaines de congés… Enfin, c’est pas comme si c’était délibéré … Je lui ai bien expliqué que malheureusement, la date de ma ponction, je ne pouvais pas la prévoir … que ça pouvait très bien être en début de semaine, comme en fin de semaine, voire la semaine d’après (cf. ma première ponction prévue initialement à j14 pour finir à j18)…

En bref, comment vous dire ? je suis juste dégoutée …

Dégoutée, car je bosse quand même dans le milieu juridique et que demander ça à sa salariée, c’est juste inconcevable… Dégoutée car je pense être une fille plus que professionnelle. J’ai quand même déplacé mon curetage parce que ça posait un problème pour l’organisation au travail, ma collègue étant en vacances (encore). Curetage que j’ai donc déplacé et que je n’ai pas pu réaliser (pour mémoire) à cause de la neige … ce qui m’a valu quand même beaucoup de soucis et d’emmerdement. Professionnelle, car j’ai récupéré chaque minute prise pour mes examens et rendez-vous. Professionnelle, car j’ai parlé à ma collègue du fait que ma prochaine ponction se passerait pendant ses vacances (encore) et c’est aussi pour ça qu’on s’est réorganisée … afin d’éviter tout problème pour le bon fonctionnement du cabinet… Finalement, j’aurai fermé ma gueule, ma ponction je la faisais quand elle devait se faire, mes vacances je les aurai passés à la même date et c’est eux qui était dans le caca et pas moi …

Oué, parce que je fais comment moi maintenant ? mon chéri a posé ses vacances, limite on aurait pu réserver des vacances aussi … alors on fait quoi ?

Oué, je suis dégoutée car ma collègue quand elle a abordé le sujet avec eux a su ce qui allait me tomber dessus, mais ne m’a rien dit. Parce qu’elle a entendu la conversation crispée que j’ai eue avec ma boss et n’est pas venue m’en parler par la suite. Dégoutée parce que j’aurai aimé qu’elle me prévienne au moins en amont … Dégoutée, car depuis, elle n’a pas mis un pied dans mon bureau …

J’suis dégoutée, car j’ai toujours été honnête et que ça ne compte apparemment pas. Je suis dégoutée car la première emmerdée dans l’histoire c’est quand même moi. Parce que je ne sais même pas si ma ponction aura lieu (on est à l’abri de rien) et qu’ils envisagent déjà mes absences et un congé maternité pour une grossesse qui n’est même pas encore existante.

Au-delà de ça, ma boss m’a quand même dit qu’elle ne voulait pas m’infliger un stress supplémentaire dans cette période difficile (sans blague ?) mais que ça serait bien de trouver une solution.

Une solution que je n’ai pas … Je ne vais pas prendre 4 semaines de congés au mois d’août … Je n’imagine pas passer le reste de l’année avec seulement 1 semaine de congés payés… même si je suis enceinte (malgré un congé mat)   … mais surtout si je suis enceinte.

Je ne peux pas les envoyer balader car j’ai quand même besoin d’eux … si cette fiv ne fonctionne pas, si je dois recommencer ou si j’ai besoin de jours … il me faut leur accord … et j’ai pas l’intention de me les mettre à dos.

Déplacer mes vacances ? ça serait la meilleure des solutions mais je n’arrive pas à m’y résoudre surtout si j’ai ma ponction en fin de semaine voire la semaine d’après … et aussi parce que mon chéri ne pourra peut-être pas déplacer ses congés.

Nous avions décidé de profiter de ces vacances pour se reposer à la maison : trois semaines pour se remettre de la ponction, du traitement et pour encaisser la nouvelle qu’elle soit bonne ou pas. Nous avons travaillé toute l’année pour y avoir droit et je m’imaginais me réserver au moins une semaine de vraies vacances après la bonne ou mauvaise nouvelle : soit pour profiter soit pour pleurer tranquillement. Mais non, il faudra que je reprenne le taf. Mon résultat, je l’aurai au boulot alors que j’aurai pu être tranquille avec chéri pour affronter ça.

Je n’ai donc plus qu’à prier pour que cette ponction arrive en fin de semaine pour ne devoir prendre que 2 jours de congés payés supplémentaires et préserver les « vacances » auxquelles nous avons droit après cette année difficile.

Je me suis fait une réflexion plutôt horrible mais … je l’assume … M’auraient-ils demandé la même chose si j’étais suivie pour une maladie « plus grave » ? genre cancer ou je ne sais quoi ? Ok, je compare l’incomparable … mais la PMA, c’est quoi ? un centre de loisirs ? Mon chéri m’a fait remarquer qu’ils devaient penser que c’est un « luxe » qu’on se payait. Qu’on n’était pas malade et que par conséquent nos démarches n’étaient pas vitales donc pas forcément nécessaires…

Alors, hier soir, je me suis effondrée. J’ai pleuré de colère contre cette injustice. Injustice de ne pouvoir faire un enfant comme tout le monde, sans rendez-vous, sans traitement, sans devoir quémander à ses boss … J’ai pleuré de colère contre ma première FIV réussie et sur ma fausse-couche désastreuse. J’ai pleuré de colère pour ce bébé qui aurait dû naitre dans 3 mois… J’ai pleuré de colère car je voudrais que ce soit la dernière fois. La dernière fois car je veux ce bébé et aussi parce que je ne veux plus recommencer de FIV. J’ai pleuré de colère car je n’en peux plus de tout ça. Car je ne veux plus de la PMA dans ma vie et que cela implique sans doute que je ne serai jamais maman…

Le voilà mon retour de bâton … je vous l’avais bien dit que c’était trop beau… et même si c’est pas vraiment grave tout ça … la colère a laissé place à la tristesse…

Ma grand-mère avait bien raison… la bonne action est maintenant morte.

(Merci à toi de m’avoir lu jusqu’au bout… j’avoue que ce billet là… il est carrément long !)

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L’enfer est pavé de bonnes intentions…

 

Voilà, on y est presque … plus que 7 dodos et ce sera la quille, la délivrance … enfin.

 

Hier, j’ai vu l’anesthésiste. Une femme, ça change. Elle était plutôt gentille. Malheureusement, je dois vraiment être susceptible, car point de vue contrariété, j’ai encore eu ma dose ce jour là. Je ne sais pas pourquoi les gens tentent toujours de nous « rassurer », de se vouloir encourageants … je ne crois pas avoir connu autant de maladresse de la part des gens qu’en matière de maternité. Alors bien entendu, je devrais me réjouir de ces bonnes intentions … mais ne dit-on pas que l’enfer en est pavé ?

 

Pour commencer, elle me demande pour quelle intervention je viens.

 

[si tu regardes dans mon dossier, tu verras la petite note de mon médecin…]

 

– un curetage.

 

Elle fronce les sourcils : « vous êtes déjà venu pour ça non ? »

 

[pas vraiment non, Dieu m’en préserve !]

 

– non je suis venue pour la FIV

 

– Ah ben oui ! forcément …

 

[oui… forcément]

 

– vous avez déjà des enfants ?

 

[pourquoi ? ça change quelque chose ??]

 

– non [c’est un peu pour ça que je fais une FIV]

 

– ça fait longtemps que vous essayez ?

 

[cette question là aussi, je me demande toujours pourquoi on la pose ? ça change quoi ? 2 ans ou 10 ou 20 ? finalement si on est là, c’est pas pour rien …]

 

Blablabla allergie, blablabla maladie, blablabla pas manger, pas fumer, pas boire blablabla

 

– c’était votre première FIV ?

 

[oui … je sais, j’ai BEAUCOUP de chance]

 

– oui, ça a marché du premier coup, mais bon voilà quoi …

 

– ben moi, j’ai des amis ça a marché du premier coup et ils tiennent leur bébé dans les bras …

 

Ah les amis ! ça faisait longtemps ! de la part d’un médecin anesthésiste, j’avoue que je ne m’y attendais pas … En plus, je me suis franchement demandée ce qu’il y avait de réconfortant dans cette phrase ? à part me narguer ? à part me dire que MOI, mon bébé je ne l’aurais pas dans mes bras… que pour moi, c’était fini …

 

Je ne pense pas que cette femme voulait mal faire. Je pense sincèrement que cela se voulait encourageant … mais raté ! la phrase était mal dite, l’exemple mal approprié, finalement, je suis partie accablée.

 

Juste avant ça, j’avais été faire ma prise de sang. L’infirmière commence à bien me connaitre. Elle a compris tout de suite ce qu’il se passait au vu de l’analyse demandée. De son côté, elle ne posa pas trop de questions. Seulement quand aurait lieu l’intervention. C’est son regard qui en disait long. Elle se voulait compatissante. Elle me piqua, m’expliqua que je ne devais m’occuper de rien. Qu’ils se chargeaient de tout. En partant, elle me dit avec son regard de chien battu « bon courage Madame » et là j’ai senti les larmes monter. En général, la compassion me touche, surtout quand elle est dirigée vers moi. Alors ça n’a pas manqué. C’est la boule dans la gorge que je suis partie à mon rendez-vous chez l’anesthésiste.

 

Pour la pré-admission, ce fut encore une autre histoire. La fille en face de moi, semblait vraiment en avoir rien à foutre de ma vie. C’est tout juste si elle me jeta un regard. En arrivant dans son bureau, il y avait une de ces collègues et elles papotèrent devant moi tranquillement, comme si je n’étais pas là. Des histoires « langues de putes » forcément … toujours très classe de faire ça devant des inconnus. Bref … la collègue finit par partir et elle s’occupa de mon dossier … devant son ordi, elle bailla à s’en décrocher la mâchoire. Très classe aussi … j’sais pas moi, on t’a pas appris que montrer tes amygdales aux inconnus ça se faisait pas ???? même dans une clinique !!! j’suis pas médecin moi !

 

Re-bref, je dois donc rappeler le 11 pour connaître mon heure d’admission et enfin …. Ça sera fini !

 

Vous n’imaginez pas comme j’ai hâte de retrouver mes sensations. De ressentir mon corps vivre à nouveau. Ressentir mon ovulation, ne plus avoir mal aux seins… être à nouveau libre …

 

Plus que 7 dodos … et enfin, je pourrais laisser tout ça derrière moi …

 

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Faire confiance…

Cela faisait plusieurs jours que ça me taraudait … vous le savez, j’attendais … j’attendais ces fichus saignements qui ne sont jamais venus … alors ce matin, j’ai craqué … à 10 h 15, j’appelais le répondeur de mon gynéco au service PMA pour leur dire que je ne saignais toujours pas, leur demandant de m’indiquer la marche que je devais suivre…

30 minutes plus tard, son assistante me rappelait … franchement, je trouve ça vraiment top … Je suis vraiment reconnaissante pour leur réactivité … de ne pas m’avoir laissé cogiter toute la journée encore … et encore …

J’ai rendez-vous demain à 10 h 45 pour un contrôle écho … et je devrai savoir à quelle sauce je vais être mangée … j’en ai tellement marre que je m’en remets entièrement à mon gynéco … et ça, je peux vous dire que c’est super rare chez moi … je n’ai que rarement confiance dans  les médecins en général … c’est sûrement très prétentieux de ma part… mais remettre ma santé, ma vie, mon corps à un être humain que je connais à peine … ne me rassure pas du tout …

Mais lui, je lui fais confiance … depuis le début d’ailleurs … et j’avoue que pour le moment, il a toujours pris les « bonnes décisions » pour moi … d’ailleurs, il ne faut pas oublier que c’est grâce à lui si j’ai eu ma première accroche … du premier coup … après plus de 10 ans …

Alors demain, sa décision sera la mienne … à moins que l’ironie du sort, fasse que d’ici là … cette fichue fausse-couche arrive … ce qui franchement, serait loin de m’étonner …

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Jt’ai pas entendu [Linda LEMAY]

J’avais déjà gonflé mes seins
Pour ta p’t’ite bouche à nourrir
Moi j’étais sûre que t’étais bien
Qu’t’avais pas envie d’partir

J’avais déjà gonflé mon corp
Pour qu’t’aies pas d’mal à grandir
Moi j’étais sure que t’étais fort
j’t’ai pas entendu mourir

Moi j’étais sûre que mes enfants
N’auraient ni faim, ni mal, ni froid
Même pas l’temps de crier « maman »
Que j’les aurais eu dans mes bras

Je sais même pas si t’as eu peur
J’t’ai laissé tout seul souffrir
Est-ce que c’est parce que j’ai pas d’coeur
Qu’j’tai pas entendu mourir

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Dans une faille temporelle …

 

 

 

Je voulais tout d’abord vous remercier toutes pour vos gentils messages, votre présence. Je n’ai malheureusement pas pris le temps de répondre à chacune d’entre vous. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop. Cependant, j’ai lu avec attention chacun de vos commentaires et suis très touchée par votre sollicitude.

 

Je ne vais pas vous mentir, je ne vais toujours pas bien. Je pleure un peu moins, c’est tout. Jamais, je n’aurai pensé que j’aurai aussi mal. En fait, je n’avais ni imaginé, ni compris ce que pouvait représenter une telle épreuve. Encore une chose que l’on ne peut comprendre que lorsqu’on la vit … c’est chouette la vie … on en apprend tous les jours …

 

Pour ajouter à ma peine, mon corps a finalement saturé de tant de stress et de tant de violence, il m’a déclenché une jolie crise d’urticaire. Comble de l’ironie cette dernière s’est déclarée sur mon bas ventre et sur l’aine… là où se trouve – encore –  feue ma boule d’amour, pour finalement se généraliser sur l’ensemble de mon corps… provoquant brulure et démangeaisons. C’est dans la nuit de dimanche que n’y tenant plus, un peu paniqués, on a appelé SOS MEDECINS qui m’a filé un antistaminique – qui comme par hasard – fait également office d’anxiolytique. Merci à ce gentil médecin qui a su lire ma détresse à travers ces plaques rougeoyantes et qui a eu un mot gentil en apprenant notre fausse-couche.

 

Fausse-couche tiens… j’arrive à le dire … jusqu’à maintenant je me contentais d’un « on a perdu le bébé » … ou d’un « la grossesse s’est arrêtée »…

 

Il faut dire qu’il réside une grande complexité dans ce contexte puisque techniquement … je suis toujours enceinte … En fait, si je n’avais pas fait cette première écho à 5 semaines de grossesse, je serais sans doute radieuse aujourd’hui … puisque je serai loin de me douter que ma boule d’amour, en fait, a cessé d’évoluer …

 

Fausse-couche donc ? suis-je en train d’en faire une ? ai-je fait une fausse-couche ? vais-je en faire une ? dans quelle dimension temporelle suis-je en réalité ? je n’en sais rien … Je n’ai aucun saignement… aucun maux de ventre… toujours les seins tendus … toujours les mêmes symptômes depuis le début de cette grossesse … qui n’en est plus une …

 

A l’échographie, c’était terrible … le gynécologue nous a montré qu’il y avait bien un sac … trop gros pour la date … et un embryon bien trop petit pour son âge … J’avoue qu’il a été parfait cet homme … tandis que mon cœur s’arrêtait de battre, je comprenais que celui de mon bébé n’avait jamais battu … et il a tout expliqué si délicatement, avec beaucoup de professionnalisme et tant d’attention à notre égard. Il a tenté de nous rassurer pour la suite, tout en nous disant qu’il savait que cela ne nous consolerait pas … que perdre un bébé même si petit, était difficile déjà quand tout se passait bien, et qu’il comprenait que dans notre parcours difficile, cela l’était encore plus.

 

J’ai écouté tout cela … sans vraiment entendre … tandis que je sentais le froid m’envahir.  Puis, il nous a expliqué que malgré tout, le point positif c’était que cela avait marché à la première FIV … oui, on a eu beaucoup de chance que cela marche du premier coup … enfin, il parait, parce que finalement, c’est le résultat final qui compte … et il n’y aura pas de bébé … alors où est la vraie chance ? Il parait que mon utérus est top aussi … vu que comme dit supergygy : « quand on lui met quelque chose dedans, ça s’accroche dur » … oui … certes … Ce qui nous arrive, c’est juste la faute à « pas de chance » … un problème de chromosomes, c’est la nature quoi … ça peut arriver à n’importe qui … oué enfin, finalement mettre tout ce temps pour faire un seul embryon et qu’il ait un problème qui fasse qu’il ne peut plus se développer … c’est carrément  la loose … mais c’est la vie …

 

Alors pour le moment, il est toujours là … il faut que j’attende qu’il veuille bien s’en aller tout seul … Je dois attendre les « premiers vrais saignements » et prendre 2 cachets de cytotec … et voir si dans les 4 heures le sac s’expulse … si non reprendre 2 cachets … si toujours rien, on devra faire un curetage. Le gynéco n’est pas pour le curetage. Il veut l’éviter à tout prix … Moi, je me demande quand je vais commencer à saigner … quand il va bien vouloir s’en aller … Parce que le gynéco m’a précisé qu’en l’état actuel des choses la grossesse pouvait bien continuer à se poursuivre … sans l’embryon … Il m’a dit que ça devrait intervenir dans les 15 jours … moi j’aimerais bien que ça arrive vite … et surtout que ça arrive …

 

Factuellement, c’est assez simple à raconter, émotionnellement, c’est très difficile. Cette douleur, je ne m’y attendais pas … On peut tomber de haut après un test négatif mais là c’est différent … c’est comme si j’avais perdu un être cher … j’ai un vide au fond de moi … parce que ce petit être existait bel et bien … ce n’est pas seulement un échec, c’est une perte … avec tout ce qui va avec … des projets … des rêves … des images anéantis à tout jamais … et ça je ne le savais pas … je ne l’avais jamais compris en voyant les copines vivre ça … je compatissais à leur douleur en n’ayant aucune idée de ce que cela pouvait faire et représenter pour elles … Maintenant, je sais… et j’aurai préféré l’éviter … Oh j’imagine que je m’en remettrais … mais il restera une vilaine cicatrice qui ne manquera pas de revenir me faire souffrir de temps à autres … et puis, la vie ne sera plus jamais comme avant … parce qu’il a existé et qu’il aurait dû être … et que nous, nous sommes toujours là. Oh bien sûr, on recommencera … dans quelques temps peut-être … J’avoue que pour le moment, on y est pas … J’ai vu l’homme de ma vie, pleurer en silence, lui si joyeux … c’est une blessure supplémentaire … J’aimerais pouvoir le voir pleurer de joie cette fois… lorsqu’il tiendra son enfant dans ses bras …

 

En attendant, il faut réapprendre à vivre …

 

 

 

Pour illustrer cette pensée, un extrait du Seigneur des Anneaux … qui décidemment concorde bien avec mes états d’âme :

 

« C’est comme dans les grandes histoires, monsieur Frodon, celles qui importaient vraiment, celles où il y avait dangers et ténèbres. Parfois, on ne voulait pas connaître la fin car elle ne pouvait pas être heureuse. Comment le monde pouvait-il redevenir comme il était avec tout ce qui s’y était passé ? Mais, en fin de compte, elle ne fait que passer cette ombre, même les ténèbres doivent passer. Un jour nouveau viendra et, lorsque le soleil brillera, il n’en sera que plus éclatant. C’était ces histoires dont on se souvenait et qui signifiaient tellement même lorsqu’on était trop petit pour comprendre. Et je crois, monsieur Frodon, que je comprends. Je sais maintenant. Les personnages de ces histoires avaient trente-six occasions de se retourner mais ils ne le faisaient pas, ils continuaient leur route parce qu’ils avaient foi en quelque chose. »

 

 

 

 

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Plus c’est long, plus c’est bon…

(J24 et 5ème  injection de decap ce soir )

 

Oué, enfin c’est surtout long au final. L’inconvénient dans le protocole long, c’est justement ça … c’est long ! à peine 5 jours de piqures de décap et déjà je trouve que ça traine … on est pas rendu vous allez me dire ! après l’euphorie du début de traitement, me revoilà à attendre … prochaine étape : mes règles … pfff ! c’est bien la première fois que je les attends avec autant d’impatience celles-là ! parce qu’au final bizarrement, j’ai l’impression que c’est seulement avec le début de la stimu que ça va vraiment commencer … encore quelques jours de patience …

 

Boule de Mousse n’est jamais contente ! vous verrez la semaine prochaine, je vais venir chouiner parce que j’en aurai marre de courir partout : aux échos, aux prises de sang et gnagnagnagna ! que je suis crevée et blablabla ! Au lieu de profiter là tout de suite … au lieu de me réjouir de ce moment d’accalmie … non j’aimerais déjà me voir à la ponction ! oué ben ! on verra bien qui rigolera la dernière quand tu vas y être ma cocotte !

 

En attendant, jeudi j’ai rendez-vous avec l’anesthésiste … forcément il va me demander mon poids et je sens que ça va me plaire encore … vas y mon gars, tu pourras mettre la dose, les anesthésies avec moi, elles mettent dix ans à prendre ! et puis, je vais revoir la biologiste qui va me refaire un frottis post-fiv pour vérifier qu’il n’y a pas d’infection … ça va être trop trop chouette ! puis faut que je fasse ma pré-admission à la polyclinique pour la ponction et ….puis voilà… avec un peu de chance, mes règles seront là vendredi et j’aurai ma premièèèèère écho !!! yeah ! peut-être samedi ? hein ? oué allez steuplé !!! une écho au tout début des règles ! oué, c’est pas top ça ?!

 

Oui, je suis contente et alors ???? tu peux pas comprendre toi qui a fait un bébé sous la couette,  à quel point c’est super une écho endovaginale à j2 !!!!! perso, j’en ai jamais faites encore ! mais j’ai des copines qui m’ont raconté et ça a l’air trop bien ! (une petite pensée à ma Tit’Nanou qui va pouvoir se venger de moi et se moquer maintenant que c’est mon tour, je t’embrasse ma belle). Le pire, c’est qu’en vrai (oui, j’aime bien cette expression, ça rappelle quand on était petit), je suis vraiment contente de la faire cette première écho !!!! parce que encore une fois, ça signifie le début … et les commencements c’est chouette, c’est plein de promesses, c’est plein d’espoir….

 

Bon bien entendu, pour ça faut que me règles arrivent à l’heure … et on est jamais à l’abris de bonne surprise en PMA !

 

Pfff, c’est dur d’attendre … oué… plus c’est long, plus c’est bon… il parait … alors j’espère que ça va être très très bon !!!!

Catégories : Au jour, le jour, Ma FIV à MOI | Étiquettes : , , , | 23 Commentaires

Infertilité inexpliquée et … endométriose !

Bon, comme j’ai que ça à faire en ce moment dans l’attente du début de mon traitement, je cogite … Ok, j’ai pas besoin d’excuse pour ça … je cogite tout le temps en fait.

Mais bref… j’ai réalisé un truc qui m’était un peu sorti de la tête, vu que les médecins ne m’en parle JAMAIS ! lors de mon premier passage en pma, j’avais effectué une coelioscopie pour voir si je n’étais pas atteinte d’endométriose.

A l’époque, je me plaignais de douleurs pelviennes récurrentes et il s’était avéré que oui, j’avais bien une endométriose légère c’est à dire de stade II (non pas l’émission de sport !!!!).

Je m’étais alors renseignée sur le sujet et j’avais appris que l’endométriose était une cause de stérilité et je pensais que mon problème venait de là … et puis … avec le temps… j’ai oublié !!!!

Cela apparait bien dans mon dossier pourtant … le stade de mon endométriose et la biologiste m’en a reparlé au dernier rendez-vous, tout en me disant que ça ne posait aucun problème, puisqu’elle était légère … De plus, j’ai très peu de symptômes : pas de douleur pendant les rapports, pas de fortes douleurs de règles … donc pas trop significatif …
Mais hier soir, ça m’est revenu en tête tout ça … et je me suis souvenue que j’avais lu un article, il y a pas mal d’années sur le fait que l’endométriose pouvait avoir un effet sur les trompes au niveau des cils … donc du déplacement des spermatozoides et la captation de l’ovocyte …

Allez savoir pourquoi, j’ai repensé à ça !!!!

Du coup, j’ai cherché et voilà ce que j’ai trouvé sur le site fivnat :

Pourquoi l’endométriose rend stérile :

C’est une autre énigme. Si on comprend bien la stérilité dans les cas où existe des adhérences sur les trompes et les ovaires (phénomènes mécaniques), cela est beaucoup plus difficile à expliquer dans les cas d’endométriose légère voire minime.

L’endométriose va avec des perturbations biologiques très nombreuses des cytokines : interleukines, TNF, VEGF… sans qu’aucune théorie compléte n’est jamais pu être formulée. Aussi de très nombreuses hypothèses ont été proposées : perturbation de l’ovulation, défaut de captage de l’ovocyte par la trompe, anomalie de fonctionnement de la trompe, ovocytes de mauvaise qualité, embryons non évolutives, perturbations de la nidation, destruction de spermatozoïdes, au total plus d’une trentaine … Parmi celles-ci, les deux plus probables semblent être des altérations légères, mais biens réelles du processus pré-ovulatoire et l’effet anti-spermatozoïdes.

Sur doctissimo :

Pourquoi l’endométriose affecte la fertilité ?

Mais les mécanismes à l’origine de la relation entre endométriose et infertilité restaient encore inconnus. Une équipe de chercheurs londoniens1 pourrait bien avoir élucidé ce mystère.

Ils ont ainsi extrait le liquide péritonéal de l’abdomen de six femmes diagnostiquées comme malades d’endométriose et de six femmes indemnes. Ce liquide est en contact avec les trompes de Fallope. Ces « tubes » contiennent à leur surface des cils épithéliaux qui vont amener délicatement l’ovule le long des trompes, jusqu’à sa rencontre avec un spermatozoïde.

En observant l’effet du liquide sur des trompes de Fallope prélevées chez des patientes ayant subi une hystérectomie pour fibromes, ils ont pu constater que la fréquence des vibrations ciliaires de l’épithélium des trompes était inférieure (de 24 %) avec le liquide émanant des femmes malades.

Cette inhibition de la motilité des cils épithéliaux pourrait expliquer les problèmes d’infertilité des femmes atteintes d’endométriose. On ne sait toutefois pas s’il s’agit de l’unique cause ou simplement de l’une d’elles. Cette expérience devra néanmoins être confirmée in vivo. Si les substances inhibitrices sont identifiées, on peut espérer demain un traitement spécifique.

Enfin perso, je trouve que ça mérite d’être souligné quand même !!!!

Alors infertilité inexpliquée … ou pas ??!

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Protocole long ou protocole court ?

Je pense que nous nous sommes toutes demandées à un moment donné à quelle sauce on allait être mangée… à quoi allait ressembler notre protocole. Alors voici :

Les différents protocoles de stimulation en FIV

Le choix du protocole de stimulation ovarienne doit être adapté à chaque patiente, en vue d’obtenir la meilleure folliculogénèse possible.

Il dépend de plusieurs facteurs :
– le statut ovarien
– l’âge
– l’indice de masse corporelle
– les éventuelles réponses antérieures
– le statut endométrial
– la consommation de tabac
– les antécédents ou notions d’OMPK

Cela justifie donc la nécessité d’effectuer un bilan complet avant toute stimulation.

Protocoles longs:

Le protocole long est le protocole actuellement le plus utilisé et qui est souvent administré en première intention.

Il convient aux femmes présentant une réserve ovarienne  a priori normale et est particulièrement indiqué quand la seule cause d’infertilité semble être d’origine masculine.

Ce protocole de « désensibilisation hypophysaire » associe l’administration :
– d’un analogue agoniste de la GnRH soit au 21e jour du cycle précédent, soit au 2e jour du cycle stimulé.
– de gonadotrophines dès objectivation de la désensibilisation hypophysaire, généralement 10 à 20 jours après le début du traitement par les agonistes de la GnRH. (
en savoir plus: Avantages et inconvénients du protocole long en FIV)

Ces 2 traitements sont poursuivis jusqu’au déclenchement de l’ovulation.

Dans tous les cas, il convient :
– de contrôler au jour 2 des règles, l’absence de follicule dominant
– de déclencher l’ovulation le plus tôt possible (dès que 3 follicules atteignent 16mm)

Protocoles avec analogues antagonistes:

L’arrivée des antagonistes de la GnRH sur le marché a laissé entrevoir de grands espoirs quant à la réduction des coûts médicamenteux, ainsi qu’à une diminution du risque d’hyperstimulation.
En effet, ces antagonistes ayant une action de blocage hypophysaire immédiate, peuvent être introduits plus tardivement dans le traitement, permettant de réduire ainsi les consommations nécessaires de gonadotrophines.

Plusieurs protocoles ont été proposés, à l’heure actuelle :
– soit les débuter au 6e jour de la stimulation
– soit les débuter au jour 2, en même temps que les gonadotrophines
– soit les débuter lorsqu’un follicule atteint 14mm

Le protocole idéal n’est pas encore établi. En effet, un de leurs désavantages, à savoir un effet délétère sur l’endomètre, nécessite encore quelques investigations.

Protocoles courts:

Ce type de protocole est administré chez les patientes dits « mauvaises répondeuses » ( présentant une insuffisance ovarienne), chez lesquelles une inhibition hypophysaire trop importante ne permet pas d’obtenir une cohorte folliculaire satisfaisante.

Dans ces situations, on administre généralement les analogues agonistes en même temps que les gonadotrophines (jour 2) et à des doses moindres que pour les protocoles longs.

Ce type de protocole nécessite un monitorage plus conséquent que le protocole long, afin de s’assurer que la patiente n’ovule pas spontanément.

Les analogues antagonistes ne semblent pas apporter d’avantages chez ces patientes.

Cas particuliers des ovaires micro-polykystiques :

En cas d’OMPK, il existe un risque élevé d’hyperstimulation ovarienne.

On administre généralement, dans ces situations, un protocole long avec doses réduites de gonadotrophines ( en moyenne 100 UI/j).

(source : Natisens)

Les schémas visualisés dans cette fenêtre permettent de fixer les idées sur les différents protocoles standards utilisés en stimulation ovarienne dans le cadre d’une fécondation in vitro (hors IAC). (source : FIVFRANCE)

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… et de façon encore plus schématisée … (source : AMP LITTORAL)

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Un bébé mais pas à tout prix…

 

Il y a quelques temps, avant de me lancer dans la grande aventure de la PMA, j’avais tenté l’hypnose, espérant ainsi – peut-être- palier à tout blocage psychologique que je pourrais subir.

Je m’étais alors rendu chez une jeune femme, très sympa et charmante qui m’avait proposé de faire trois séances. La première séance avait débuté par un interrogatoire en règle afin de déterminer ce qui m’amenait chez elle afin qu’à son tour, elle puisse mettre en place son « plan d’attaque ».

Une des questions qu’elle m’avait posé m’est toujours restée car elle m’avait légèrement choquée. Question qui au final n’était pas si mal venue, puisqu’elle m’a permis au moins d’être claire avec moi-même sur ce point.
La question était celle-ci : « Si votre mari vous quittait, seriez-vous moins malheureuse si vous aviez des enfants ? ».
Sur le coup, j’avais trouvé ça vraiment bizarre comme question. Parce que la première chose qui m’était venue à l’esprit c’est que je ne voyais pas le rapport. Mon mari, mes enfants … ils ne se compensent pas … ils s’ajoutent, se complètent mais ne se remplacent pas. Si mon mari me quittait, je serais extrêmement malheureuse. Et enfant ou pas enfant, cela ne changerait rien. Je serais anéantie. Alors bien sûr avoir des enfants à ce moment là m’aiderait peut-être, voire m’obligerait à tenir le coup, à faire face, à faire bonne figure … pour eux… mais en aucun cas, je ne pourrais me consoler avec eux.

C’est ainsi que j’ai compris en quoi consistait mon désir d’enfant. Il ne s’agissait pas seulement d’un besoin inné de maternité, l’horloge biologique qui se mettait en branle. Non c’était aussi et avant tout un projet de couple. Avoir un enfant, c’est avoir un enfant mais avec lui. Sans lui, ce projet n’aurait aucun sens. C’est pour lui, avec lui, grâce à lui que ce bébé doit venir au monde.

Alors non, si mon mari me quittait, je ne serai pas moins triste si j’avais des enfants. Bien au contraire peut-être. Parce que ce n’est ce que je souhaite pour mes futurs enfants. Je désire pour eux une famille unie et aimante, une enfance protégée et insouciante. Je veux pour eux la sérénité et qu’ils puissent se construire en pensant que l’amour existe et qu’il est possible, simplement parce que leurs parents sont toujours ensemble et unis et qu’ils s’aiment.

Alors peut-être que oui, ça ressemble à un conte de fée et que la vie est loin d’être si rose. je suis bien placée pour le dire … je suis moi-même une enfant de parents séparés, divorcée moi-même. Mais justement cette expérience ne peut que me faire dire que ce que je souhaite pour mes enfants, c’est deux parents vivant sous le même toit et qui s’aiment encore et toujours …

Tout ça pour dire quoi ?

Peut-être vais-je en choquer certaines… mais je refuse de sacrifier mon couple pour ce bébé… Je vais prendre une image qui va peut-être encore choquer mais je trouve qu’après tout elle illustre bien mes propos : Parfois lorsqu’une grossesse se passe mal et que la vie de la maman est en jeu, c’est la maman qu’on sauve … au détriment du bébé. Et bien pour moi ce que je vis avec mon mari est tout aussi important. Je le promets, je ferai vraiment tout pour avoir cet enfant parce que je le veux profondément, et je l’attends depuis tellement longtemps … mais je m’arrêterai le jour où je comprendrais que je suis en train de perdre celui que j’aime ou que cela est en train de détruire notre couple, notre amour.

Il ne faut pas se leurrer… combien de couples se sont brisés à cause de ce parcours difficile ? combien de couples n’ont pas survécu à cette épreuve ? Je ne veux pas en être … Ma priorité, c’est lui, c’est nous … Cet enfant, je le veux parce que c’est nous. C’est le fruit de notre amour … Non, je ne veux pas un enfant à tout prix … Je ne veux pas un enfant plus que tout …

Il naitra peut-être grâce à une éprouvette mais il naitra avec tout notre amour …

Je ne sais pas ce que pourrait être ma vie sans enfant… On ne se prépare pas à ça … Mais je sais ce que serait ma vie sans lui car j’ai connu la vie avant lui et je connais la vie avec lui… là est la différence. Alors si jamais je ne devais jamais avoir d’enfant ça serait avec lui … et si je devais en avoir un jour ça ne pourrait être qu’avec lui …

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